500 NOUVEAUX PARCS SOLAIRES À VENIR SUR LE CANTON DE VAUD ET LE BAS-VALAIS

Crédit photo à Solstis

Afin de faire progresser significativement la  production d’électricité reposant sur les nouvelles énergies renouvelables, Romande Energie développe de nombreux projets et investit massivement dans ce secteur d’avenir.  Dans cette logique, elle a lancé, en août 2011, le vaste projet de construire 500 nouveaux parcs solaires photovoltaïques d’ici à 2025. Leur production permettra d’approvisionner 8’500 ménages sur le canton de Vaud et le Bas-Valais.

Qui est impliqué ? Quelle sera l’envergure de ces parcs ? Quels sont les objectifs d’accroissement de production et à quels prix ? Quelle démarche est engagée pour réussir ce beau défi ?

C’est Etienne Roy qui est aux commandes du service des Nouvelles énergies renouvelables chez Romande Energie qui se prête au jeu des questions-réponses.

LE SOLAIRE, CE N’EST PAS NOUVEAU POUR ROMANDE ENERGIE ?

Romande Energie compte déjà à son actif 23 grands parcs solaires qui produisent 4 GWh par an, soit l’équivalent de la consommation électrique de près de 1’100 ménages. Ces installations d’envergure ont pu voir le jour grâce à l’heureuse combinaison de deux facteurs :

A la fois des collectivités locales et des entreprises se sont portées volontaires durant cette époque pionnière pour le solaire en Suisse. Parmi les 23 installations en fonction, le Parc solaire Romande Energie – EPFL est de loin le plus vaste. Il représente plus de 40% de la capacité de production photovoltaïque totale de Romande Energie et sa construction en 3 phases aboutira à fin 2012, avec 15’000 m2 de toit recouverts de panneaux solaires.

On compte aussi parmi les parcs actuels ceux installés sur les toits  de la centrale Migros Vaud et des bâtiments des sociétés Caran D’Ache et de Schréder ainsi que de communes comme Gimel, Genolier, Prévenges, Essertines ou Aigle.

 « La taille des parcs solaires réalisés jusqu’ici est variable avec des installations allant  de surfaces inférieures à 1’000 m2 à des surfaces de plusieurs milliers de m2. Presque toutes les installations ont été réalisées sur la base du modèle RPC : Romande Energie finance l’installation et revend 100% de l’électricité produite à Swissgrid selon le tarif normalisé en vigueur (exception faite du Parc solaire Romande Energie – EPFL, dont les m2 de panneaux solaires sont en location via le site moncarrésolaire.ch) », explique Etienne Roy.

 

Photo avec droits limités ©Alain Herzog

POURQUOI 500 NOUVEAUX PARCS SOLAIRES ?

La part du solaire dans la production actuelle totale d’électricité de Romande Energie se situe dans la moyenne suisse, soit à un peu moins de 1%. C’est encore trop peu et Romande Energie entend au moins doubler cette part d’ici 2025 voire 2020, si toutes les constructions de parcs peuvent aller de l’avant sans encombres. Ce sont CHF 120 millions que Romande Energie a décidé d’investir pour atteindre l’objectif.

Etienne Roy nous interpelle sur l’augmentation des capacités de production nécessaires pour faire face à l’accroissement de la demande (environ 2% par an).

« Il est indispensable de réaliser en parallèle des économies d’énergie. Romande Energie l’a compris en associant dans sa propre organisation interne, et dans la même unité d’affaires, les 2 pôles que sont les services Efficience énergétique et Nouvelles énergies renouvelables. »

500 parcs solaires de plus représentent 30 MW de puissance installée et  une production de 30 GWh par an sur 300’000 m2 de panneaux solaires. Imaginez l’équivalent d’une surface de 20 Parcs solaires Romande Energie-EPFL ! C’est immense.

LE SOLAIRE, A QUEL PRIX ?

L’évolution des technologies dans le domaine du photovoltaïque a pour conséquence une diminution des prix de production. Par rapport à notre dossier sur la baisse de prix du solaire publié en novembre 2011, le prix du kWh a d’ailleurs encore baissé , et Etienne Roy table sur un prix de production de l’ordre de CHF 0.30/kWh pour les futures installations.

METHODE DE CONDUITE DU PROJET

Pour identifier les surfaces les plus adaptées à l’installation de centrales photovoltaïques sur le canton de Vaud et le Bas-Valais, Romande Energie a confié la réalisation d’un cadastre solaire à la société bernoise Meteotest spécialisée en matière de météorologie, d’environnement et d’informatique. Désormais les toits répondant aux critères d’ensoleillement, d’accessibilité et de superficie fixés par Romande Energie sont identifiés.

Le projet va se déployer selon deux axes :

  • Un axe purement industriel favorisant une vingtaine de très grandes surfaces identifiées à fin mars 2012.
  • Un axe prioritaire de partenariat avec les collectivités locales pour développer le solaire sur les toits publics.

Alors ouvrez l’œil !

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2012, C’EST L’ANNEE INTERNATIONALE DE L’ENERGIE DURABLE POUR TOUS

Chaque année depuis 2000, l’Assemblée générale des Nations Unies proclame un thème clé pour l’année suivante. Depuis 2010, nous sommes entrés dans une nouvelle décennie, celle du Développement durable. Après la biodiversité en 2010, la forêt en 2011, c’est le tour de l’énergie durable pour tous en 2012.

«  L’objectif est de sensibiliser à l’importance d’améliorer l’accès durable à l’énergie, l’efficience énergétique, et l’énergie renouvelable au niveau local, régional et international », les Nations Unies.

Or les énergies renouvelables et notamment l’énergie solaire jouent un rôle clé dans l’approvisionnement énergétique mondial des communautés locales face à leurs besoins croissants. Elles assurent également un approvisionnement durable et peu polluant.

Image extraite du site des Nations Unies

LES CHIFFRES QUI PARLENT

Deux milliards de personnes vivent encore sans électricité à travers le monde. Or l’accès aux énergies impacte grandement la productivité, la santé, l’enseignement, les changements climatiques, la sécurité alimentaire et la sécurité de l’approvisionnement en eau ainsi que les services de communications.

Il est prévu que de 2008 à 2035, la part des énergies renouvelables dans la production d’électricité passe de 19% à plus de 30%, rattrapant ainsi le charbon. Même si l’éolien et l’hydroélectricité se taillent la plus belle part, l’électricité solaire photovoltaïque ambitionne un bon 2% d’ici là.

LE SOLAIRE, UNE ENERGIE PLEINE D’ASTUCES POUR LES POPULATIONS LOCALES

Des grands projets à l’échelle d’un pays aux projets touchant les communautés locales, voici quelques exemples qui vont beaucoup améliorer la vie de populations démunies grâce à des idées astucieuses ou de simples innovations très pratiques :

 

Photo extraite du site de greenetvert.fr

Un million de toits photovoltaïques aux Philippines :

Les cinq pays où l’électricité est la plus chère sont le Danemark, l’Allemagne, l’Italie, l’Autriche et… les Philippines. Le gouvernement des Philippines prévoit un projet de loi pour favoriser les installations solaires sur les toits des particuliers et des petites entreprises.

 

Photo extraite du site de greenetvert.fr

Des campagnes reculées du Vénézuela fonctionnant au solaire :

44 communautés locales habitant dans des endroits reculés du Vénézuela devraient bénéficier de près de 300 systèmes de génération d’énergie photovoltaïque pour leurs besoins quotidiens.

 

La bouteille solaire pour éclairer malin dans les bidonvilles :

Image extraite de la vidéo Youtube.

C’est un inventeur brésilien qui a lancé cette idée très innovante qui permet d’éclairer l’intérieur de maisons de fortune grâce à des bouteilles en PET pleines d’eau, fichées dans les toits et éclairées grâce à la lumière du soleil. Les Philippines ont adopté l’innovation immédiatement : plusieurs dizaines de milliers de bouteilles sont déjà utilisées.

Une lampe solaire à LED à la place de 3 mois de kérosène :

1,6 milliards de personnes vivent dans l’obscurité. S’éclairer représente un besoin de base pour vivre, étudier et progresser dans sa vie dans de nombreuses régions encore démunies d’électricité. La lampe solaire remplace par la même occasion les lampes à kérosène qui se révèlent dangereuses et fortement nocives. Voici une lampe qui, à termes sera vendue 8 Euros soit l’équivalent de 2 à 3 mois de kérosène.

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EN PANNE D’IDEES DE CADEAUX? PENSEZ AU SOLAIRE

Noël approche et vous avez envie d’offrir un cadeau alliant surprise et utilité environnementale.
Ensoleillez vos vœux de fin d’année ! Voici une sélection d’idées cadeaux éclairées au solaire et quelques liens vers des sites d’achat en ligne. A vous de choisir!

Nous avons classé les idées par ordre croissant de prix en CHF ou en Euros en fonction des sites.

VOITURE SOLAIRE À CONSTRUIRE

Le petit clin d’œil solaire pour vos enfants. Symbole d’un futur possible pour nos véhicules fonctionnant à l’énergie solaire…un jour peut-être ? Icare l’a bien fait. Voir notre article.
Cette mini-voiture à monter soi-même, équipée de petits engrenages, d’un panneau solaire et d’un moteur, filera bien vite dès que le soleil brille…
À partir de 8 ans.

Prix : € 7.95 sur www.natureetdecouverte.com. Lien direct.

UNE GUIRLANDE SOLAIRE D’EXTERIEUR

Cette guirlande d’extérieur possède un capteur solaire à planter qui, placé au soleil toute la journée, emmagasine la lumière, la convertit en électricité et recharge ainsi les batteries. Dès la nuit tombée, les vingt LEDs bleutées de cette guirlande s’illuminent et scintillent selon six modes différents. Lorsque les batteries sont à pleine charge, elles offrent sept heures d’autonomie.

Prix : € 29.95 sur www.natureetdecouverte.com. Lien direct.

OFFREZ UNE PARCELLE D’INNOVATION LOCALE AVEC moncarrésolaire

Offrez à votre famille et à vos amis une année de location d’un ou de plusieurs m2 de panneaux solaires du Parc solaire Romande Energie – EPFL.

Prix de la location : CHF 57.60/an pour 1 m2 (équivalent à CHF 4.80/mois).

Vous offrez  au bénéficiaire du cadeau :

  • Une location d’un an qui participe à l’innovation en soutenant Romande Energie et l’EPFL dans leurs recherches sur l’électricité d’origine renouvelable
  • Un certificat moncarrésolaire correspondant aux m2 loués
  • Sa présence (nom et photo) sur www.moncarrésolaire.ch ainsi que l’accès à son espace client, lui permettant de suivre l’évolution de sa production

Rendez-vous sur www.moncarresolaire.ch.
Indiquer les coordonnées du destinataire du cadeau dans la partie visible du formulaire de commande et cliquer sur «Adresse de facturation» pour indiquer vos coordonnées.
Ou téléphonez au 0800 233 848
C’est vous qui offrez le cadeau le jour J !

UN CLAVIER SOLAIRE POUR VOTRE ORDINATEUR

Parmi la surabondance d’offres pour des claviers solaires, Logitech se faufile dans cette tendance avec le Wireless Solar Keyboard K750, un clavier dont la particularité est d’être alimenté par deux panneaux solaires. Clavier pour PC et maintenant pour Mac.
Le K750 est équipé d’une petite pile bouton rechargeable à la lumière du soleil ou d’un éclairage artificiel et peut fonctionner pendant une période plus ou moins prolongée dans l’obscurité.

Prix : environ € 68.90 sur Amazon.

En savoir plus sur ce clavier sur Clubic.com.

UN CHARGEUR SOLAIRE POUR iPAD ET TOUT PORTABLE

Ce chargeur dernier cri possède un panneau solaire et recharge les batteries d’un iPad, d’un ordinateur portable ou de téléphones portables. Un appareil malin et performant quand on part en randonnée ou en vacances ou tout simplement pour réduire votre consommation à domicile en rechargeant vos appareils électroniques grâce au solaire.
Prix : CHF 299.90 sur www.natureetdecouverte.ch
Ou € 199.00 sur www.natureetdecouverte.com. Lien direct.

 

 

 

 

 

UN CHARGEUR SOLAIRE EN FORME DE BONSAÏ

Ce chargeur solaire sort de l’ordinaire grâce à son design unique alliant écologie, esthétique et fonctionnalités.
27 panneaux solaires fixés au bout des branches captent l’énergie du soleil et rechargent complètement ce bonsaï original en moins de 36 heures d’ensoleillement la première fois. Ensuite quelques heures suffisent.
« L’inspiration pour l’Electree est venue tout d’abord en observant les arbres, finalement les feuilles sont des panneaux solaires naturels », Vivien Muller, l’inventeur de l’Electree.

Prix : € 299.00
Pour en savoir plus : www.mister-ecologie.com. Lien direct vers l’Electree.

Choisir la démarche innovante de location de panneaux solaires moncarrésolaire contribue à encourager la recherche et le développement de la technologie photovoltaïque au sein de l’EPFL. Ceci favorise directement ou indirectement l’émergence croissante de produits alimentés à l’énergie solaire.

Grâce à moncarrésolaire, chacun de nous a la possibilité de soutenir le développement régional du photovoltaïque en s’associant au Parc solaire Romande Energie – EPFL à un prix tout à fait compétitif.

C’est aussi une occasion de sensibiliser notre entourage aux énergies renouvelables.

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DOSSIER SUR LA DIMINUTION DU PRIX DU SOLAIRE 3ème PARTIE : A QUI PROFITE LA DIMINUTION DU PRIX DU SOLAIRE ?

Photo avec droits limités ©Alain Herzog

Le prix de l’énergie est un sujet sensible, surtout actuellement. Voici le dernier article, qui clôt notre série. Vous avez manqué les 1ère et 2ème parties du dossier? Lien vers l’exemple du Parc solaire Romande Energie – EPFL et lien vers les facteurs de baisse du prix du solaire.

Georges Locher, responsable du service gestion du patrimoine de production au sein de  Romande Energie et chef de projet côté Romande Energie du Parc solaire Romande Energie – EPFL ainsi que Thomas Lier, product manager chez Romande Energie et concepteur de moncarrésolaire nous expliquent à qui profite la diminution des prix.

LES BENEFICIAIRES DE LA BAISSE DES PRIX

La baisse des prix profite à toute la chaîne industrielle du solaire photovoltaïque, sans oublier bien entendu le consommateur final qui a choisi de consommer de l’énergie solaire. La baisse des prix profite aussi au positionnement de l’énergie solaire dans le mix électrique suisse, le solaire ayant l’ambition  de passer de 1% à au moins 10% voire 20% de ce mix de production d’ici à 2035-2050. C’est un programme très ambitieux.

Produire, consommer, louer ?

Vaut-il mieux produire soi-même son électricité solaire ou contribuer à son développement en louant des m2 du Parc solaire Romande Energie – EPFL via www.moncarrésolaire.ch ?

Depuis début 2009, tous les consommateurs d’électricité s’acquittent d’un supplément sur chaque kilowattheure consommé pour contribuer à financer l’opération RPC (rétribution à prix coûtant) de la Confédération.

« Or à ce jour, la RPC ne peut faire face à toute les demandes. Grâce aux 0,45 ct./kWh actuels (pouvant être relevés jusqu’à 0,9 ct./kWh au maximum) payés par la collectivité pour développer les énergies renouvelables, certains projets bénéficient certes d’un tarif de rachat garanti sur 25 ans. Toutefois, les 11’000 projets sur liste d’attente représentent plus de 150 Parcs solaires Romande Energie – EPFL !», souligne Georges Locher.

Il faut encore une belle motivation pour s’engager dans une installation solaire sur son propre toit. Cela signifie en effet :

  • Un investissement d’environ CHF 20’000 pour une installation photovoltaïque clés en main, pouvant alimenter un ménage composé d’un couple et de deux enfants, selon Mathieu Ronsin, directeur commercial de Solstis (article dans PME Magazine octobre 2011)
  • La surveillance de l’installation.
  • Les frais d’entretien.
  • Un prix de revient d’environ CHF 0.60/kWh (pour une petite installation) pour une consommation propre, et en final une réinjection dans le réseau d’une faible proportion de ce qui est produit, selon Georges Locher.

Ce qui rassure dans ce cas, c’est que l’on voit ce que l’on produit et on le consomme dans la plupart des cas. C’est un cercle vertueux.

C’est là qu’il est nécessaire de changer de paire de lunettes pour comprendre le cercle vertueux dans lequel moncarrésolaire a engagé ses locataires depuis août 2010. D’ailleurs si vous êtes locataires de moncarrésolaire, vous avez bénéficié d’une baisse de tarif de 26% depuis le 1er octobre 2011, en passant de CHF 6.50 à CHF 4.80/m2/mois.

Thomas Lier, product manager chez Romande Energie et concepteur de moncarrésolaire nous l’explique : « La possibilité de créer sa propre installation solaire ne s’offre en principe qu’aux propriétaires d’un bâtiment ou d’une surface adéquate. Tous les locataires de logements, soit la majorité des suisses romands, ne peuvent ainsi pas s’engager de cette manière. Par ailleurs, les propriétaires désireux de créer leur propre installation se trouvent confrontés à une multitude de contraintes techniques, administratives et financières qui peuvent vite les décourager.

C’est donc pour faciliter l’accès à cette technologie, tout en profitant des baisses de prix sur la durée, qu’est né le concept novateur moncarrésolaire. Grâce à www.moncarrésolaire.ch, chacun de nous a la possibilité de soutenir le développement régional du photovoltaïque en s’associant au Parc solaire Romande Energie – EPFL à un prix tout à fait compétitif.

Un grand merci à tous les locataires actuels et futurs d’une surface moncarrésolaire, qui ont compris l’objectif de notre démarche !»

moncarrésolaire se tient à la disposition de tous les lecteurs de son blog pour répondre à des questions complémentaires. Merci d’avance pour vos commentaires !

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DOSSIER SUR LA DIMINUTION DU PRIX DU SOLAIRE 2ème PARTIE : FACTEURS DE BAISSE DU PRIX DU SOLAIRE

Photo avec droits limités ©Alain Herzog

Le prix de l’énergie est un sujet sensible, surtout actuellement. Voici le deuxième article de notre série dont le but est toujours de faire comprendre les baisses du prix de l’énergie solaire et comment miser sur l’avenir.
Vous avez manqué la 1ère partie du dossier? Lien vers l’article.

Georges Locher, responsable du service gestion du patrimoine de production au sein de  Romande Energie et chef de projet côté Romande Energie du Parc solaire Romande Energie – EPFL nous explique les facteurs de baisse du prix de l’énergie solaire.

FACTEURS DE BAISSE DU PRIX DU SOLAIRE

On parle de prix par watt de puissance installée ou de prix au kWh produit. Faut-il encore comprendre ce que renferment ces prix : prix de production de l’électron prêt à être injecté dans le réseau de distribution ou bien électron distribué jusqu’au consommateur final (l’électron distribué étant bien sûr une image, car comme chacun le sait, il ne quitte pas le fil) ?

Les facteurs de baisse des coûts :

  • Baisse des coûts de production des panneaux solaires :
    Depuis 2007, les coûts de production des panneaux solaires ont certes beaucoup chuté ; de près de 70%. En 4 ans, le coût du watt installé est passé de CHF 4.50 à CHF 1.50 actuellement.  Il est par ailleurs plus efficient pour les énergéticiens de construire des parcs solaires puissants de grande taille.
    « La puissance est une chose, mais ce qui compte c’est de produire le maximum d’énergie pour obtenir le prix de revient du kWh le plus bas possible.  En 4 ans, le prix de revient du kWh produit est passé de CHF 0.70 à environ CHF 0.35.
    Ce sont les investissements massifs dans des lignes de production industrielle et l’augmentation des rendements des panneaux qui ont permis ces baisses, notamment en Chine, en Allemagne et aux Etats-Unis. Le marché se régule donc et tout le monde en profite », nous confie Georges Locher.
  • Amélioration des méthodes et des techniques de montage :
    « La marge de manœuvre sur le montage des panneaux avec de la main d’œuvre locale est plus mince. On arrive à gagner sur l’amélioration des éléments annexes, comme la technique des onduleurs et des structures métalliques supportant les panneaux photovoltaïques, tous des produits suisses. En fait c’est le génie suisse qui doit être mis en œuvre», ajoute Georges Locher.

De quoi est constitué le prix de production d’un kWh solaire ?

  • Du coût du capital investi : par exemple le Parc solaire Romande Energie – EPFL aura nécessité 15 millions de francs d’investissement, entièrement consenti par Romande Energie.
  • De la durée d’amortissement : une installation a une durée de vie garantie de 25 ans (durée de vie utilisée dans nos calculs).
  • Et bien entendu, du nombre de kWh produits sur le long terme (et cela donne un premier prix de revient  de CHF 0.35/kWh).

Cette tendance à la baisse des coûts est-elle durable ?

«Il y aura encore des baisses mais, selon moi, bien moins significatives à courte échéance. On a atteint un seuil avec la technologie existante. La marge d’amélioration des prix dépend de l’amélioration des rendements. C’est un facteur clé pour les technologies photovoltaïques dites « classiques », et on cale un peu sur le sujet depuis 3 ans.
Toutefois, imaginez que les rendements de plus de 20% annoncés en laboratoires de recherche deviennent effectifs. Avec un rendement amélioré de 5% sur un panneau, on produirait 1/3 d’énergie en plus.»,
s’enthousiasme Georges Locher.

Photo avec droits limités ©Alain Herzog

L’énergie solaire est-elle désormais compétitive par rapport à d’autres énergies ?

« Actuellement une énergie solaire consommée en son lieu de production se rapproche de ce qu’on appelle la parité du réseau (prix du kWh produit et consommé sur place égale le prix du kWh livré par votre distributeur). Mais il y a encore un facteur de 3 à 3.5 de différence entre le prix du kWh solaire produit et celui du kWh hydraulique. Le coût de production d’environ CHF 0.10/kWh des électrons hydrauliques étant à comparer avec celui des électrons solaires produits à CHF 0.35/kWh», nous indique Georges Locher.

Si vous êtes locataires de moncarrésolaire, vous avez bénéficié d’une baisse de tarif de 26% depuis le 1er octobre 2011, en passant de CHF 6.50 à CHF 4.80/m2/mois.

Ce dossier sera complété par une 3ème et dernière partie sur les bénéficiaires des baisses du prix du solaire.

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DOSSIER SUR LA DIMINUTION DU PRIX DU SOLAIRE. 1ère PARTIE : L’EXEMPLE DU PARC SOLAIRE ROMANDE ENERGIE – EPFL

Photo avec droits limités ©Alain Herzog

Le prix de l’énergie est un sujet sensible, surtout actuellement. L’intention que nous poursuivons avec cette série de trois articles est de faire comprendre les baisses du prix de l’énergie solaire et comment miser sur l’avenir. Ce premier article prend pour exemple  le Parc solaire Romande Energie – EPFL.

Si vous êtes locataires de moncarrésolaire, vous avez bénéficié d’une baisse de tarif de 26% depuis le 1er octobre 2011, en passant de CHF 6.50 à CHF 4.80/m2/mois.

Georges Locher, responsable du service gestion du patrimoine de production et actif depuis 25 ans au sein de  Romande Energie, est l’homme de la situation pour éclairer notre lanterne… au solaire !

L’EXEMPLE DU PARC SOLAIRE ROMANDE ENERGIE – EPFL

Georges Locher connaît parfaitement ce parc dont la réalisation a été annoncée en 2009 puisqu’il en est le chef de projet côté Romande Energie. Ce parc solaire est l’exemple tout trouvé pour comprendre ce qui se passe sur le marché de la production et de la distribution de l’énergie solaire.

Pourquoi ?

  • De par sa taille industrielle (il est l’un des plus grands parcs solaires en construction en Suisse) :
    • Objectif à 2012 : 2 MW de puissance installée pour 15’000 m2 de panneaux photovoltaïques, afin d’alimenter l’équivalent de quelques 600 ménages (base de consommation moyenne annuelle de 3’600 kWh/ménage).
  • De par son évolution dans le temps (utilisation rationnelle de l’évolution de la technologie solaire) :
    • La construction du parc se fait en 3 phases successives de 2010 à 2012, avec l’installation d’environ 5’000 m2 de panneaux par phase,  correspondant à une puissance de 650 kW.
  • De par la technologie photovoltaïque mise en œuvre :
    • Il s’agit de panneaux photovoltaïques dits « classiques » à base de silicium monocristallin pour la phase 1 et polycristallin pour la phase 2. La différence réside dans la pureté du silicium utilisé. C’est la technologie la plus répandue.
    • Les rendements d’une telle technologie tournent aux alentours de 16 à 17%. Des rendements de plus de 20% sont annoncés mais sont encore en phase de pré-industrialisation.
    • L’accord entre Romande Energie et l’EPFL prévoit d’ailleurs des synergies en recherche et développement, dès 2012. Les rendements et les technologies nouvelles seront les 2 axes de recherche principaux.
  • De par la préoccupation continue que l’énergie soit accessible au meilleur prix :
    • Le Parc solaire Romande Energie – EPFL a une vocation de production industrielle et d’alimentation du réseau électrique. Sa grande superficie permet ainsi de générer des économies d’échelle.
  • De par les différents types de toitures et de surfaces concernées :

    Photo avec droits limités ©Alain Herzog

    • La 2ème phase de la construction du parc comprend des toits plats, une grande façade verticale et trois toits arrondis. Une excellente diversité pour l’expérimentation des technologies incluant également du silicium amorphe en couches minces (pour les toits arrondis). Voir notre article précédent sur les techniques pour produire de l’électricité.

      Photo avec droits limités ©Alain Herzog

  • De par l’origine des panneaux solaires :
  • De par le respect des règles des marchés publics :
    • Romande Energie a lancé des appels d’offre publics pour la réalisation de chaque phase. Pour la 1ère phase, l’entreprise Solstis (Lausanne) a été retenue et pour la 2ème phase, en 2011, c’est la société Tritec (Aarberg) qui a pris en mains le montage.

Un premier marché public a déjà permis, en 2009, de retenir le bureau Scherler (Genève) comme mandataire principal pour la conduite de ce projet.

L’intérêt est de bénéficier des améliorations et de nouvelles méthodes. En 2010, les panneaux ont été montés sur place en toiture, alors qu’en 2011 la structure de montage a été en partie préfabriquée en ateliers avant la pose en toiture.

Ce dossier sera complété par une 2ème partie sur les facteurs de baisse du prix du solaire. Rejoignez la page Facebook de moncarrésolaire pour être informés de la parution des prochains articles.

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PROJET ICARE: LE TOUR DU MONDE EN EOLIO-SOLAIRE ET PLUS ENCORE

Avez-vous l’âme d’un Marc Muller ?

Danemark, instant magique sur un pont à 100 mètres au dessus de la mer!

Marc Muller, jeune ingénieur vaudois vient d’achever un tour du monde sur 4 continents en 15 mois à bord d’un « twike », véhicule à 3 roues propulsé aux énergies renouvelables.  Concepteurs du véhicule et du projet Icare, Marc Muller et son équipe ont parcouru plus de 16’000 km en 475 jours et traversé 25 pays.

Marc Muller nous accorde cette interview quelques jours après son retour attendu en Suisse (Yverdon le 3 septembre).
Ce jour là, après un passage remarqué à la convention mondiale des ingénieurs (WEC) à Genève, il retourne en Valais au volant de sa fidèle « Icarette », propulsée à l’énergie solaire, éolienne et au bio-carburant.
Après 2 heures de bouchon entre Genève et Lausanne, un contrôle de police de 30 minutes (vérification de l’immatriculation de ce drôle de véhicule… il a apparemment l’habitude !) et 2 heures et demi de route (à l’éolio-solaire), Marc Muller atteint sa destination.

Votre rêve du début, comment a-t-il émergé ?

J’en avais assez d’entendre autour de moi : « La Suisse est un petit pays. A quoi bon se mobiliser autour des énergies renouvelables ? Notre impact est faible. »
J’ai eu envie d’aller explorer d’autres visions. Tout a commencé le 9 février 2009. La préparation de l’Icarette et du parcours nous a demandé une année et demi.

Votre rêve, où en est-il désormais ?

Il est accompli à 100% ! C’est un exploit certes technique et surtout social.
J’ai pu constater que la vision de ce qu’est le développement durable reste très partagée. Ce qui complique les choses, ce sont les différences de visions en fonction des cultures. Dans nos cultures occidentales c’est la vision technique qui prime. alors qu’en Amérique latine c’est la dimension sociale.

A peine 1’150 kWh consommés pour parcourir 16’000 km. Quelle disproportion face à nos consommations annuelles !

En effet, 1’150 kWh représentent à peine un tiers de la consommation moyenne annuelle d’électricité d’un ménage suisse.  Comment ça s’explique ? Pour moi, cela symbolise les potentiels, si l’on est prêt à changer notre modèle de vie.
J’ai choisi un véhicule léger, économique et qui ne représente pas de risques pour les autres ni pour la nature. Qu’en est-il des véhicules trop lourds, conçus pour rouler à 250 km/h et qui symbolisent MA sécurité contre celle des autres ? Si tout le monde adaptait son mode de transport en intégrant le critère « sécurité » différemment, on pourrait diminuer nos impacts en toute sécurité.

Voici le bilan de consommation du véhicule qui fonctionne à 90% avec des énergies renouvelables :
Depuis le départ, le 15/05/2010 10:17 GMT
Distance réalisée : 16’045.2 km
Energie solaire produite : 598.77 kWh
Energie éolienne produite : 27.07 kWh
Energie consommée :   1152.41 kWh

Au total, 55% de solaire, 5% d’éolien et 30% de bio-carburant (bio-éthanol) provenant d’une 3ème énergie renouvelable la biomasse.

L’Icarette est propulsée par l’énergie solaire, le vent et les bio-carburants. Comment voyez-vous l’avenir des énergies renouvelables en particulier ?

Les énergies renouvelables représentent la seule solution. Toutefois, elles seules sont insuffisantes pour répondre à nos besoins de consommations surdimensionnés. Je crois à la remise en question de notre modèle de vie actuel. Mais il est possible de réduire nos consommations d’énergie sans impacter notre confort. Prenez notre habitat. On peut miser sur des matériaux agréables, des espaces lumineux et conviviaux sans construire des cathédrales.

C’est la même chose avec l’énergie solaire par rapport à d’autres formes d’énergies. Le solaire est la technique la plus chère mais parmi les plus durables. Elle nécessite peu de maintenance. Le solaire a engendré depuis des années une folie technologique en R&D et en batailles industrielles. Le marché est en train de jouer son rôle et de réguler tout ça. Je crois qu’il faut miser sur des applications solaires massives avec des technologies simples.

En parallèle, en Suisse, il manque 16’000 ingénieurs dans ce domaine. Ainsi, on va devoir faire venir des ingénieurs de l’étranger qui achèteront une voiture, une maison et augmenteront globalement les problèmes d’urbanisation et la pollution. Une vraie démarche de développement durable serait de détruire des emplois dans les énergies dépassées pour les transférer vers les énergies modernes. On doit tenir compte de ces problèmes aussi.

Maroc, écriture d'un dernier article en attendant la recharge des batteries

Quelle est la rencontre qui vous a le plus marqué ?

J’ai rencontré une bonne centaine de personnes lors de ce périple et je dois dire que la Ministre du patrimoine en Equateur m’a ouvert les yeux. L’Equateur est un pays en état de survie. Sans économie forte, ni infrastructures et avec de lourds problèmes éducatifs, le pays n’arrive pas à lutter contre la déforestation. Et cela semble assez fondamental de laisser le droit aux habitants locaux de couper des arbres pour planter de la nourriture à la place. De tels pays dans la souffrance développent 2 discours : celui de la demande d’aide internationale et/ou celui accusateur de demande de réparation aux pays du nord. J’y ai vu des projets de transferts de technologie, de nouvelles méthodes de production de café et d’exploitation des forêts. Je crois que la collaboration est la voie à poursuivre.

Quelles sont les parties du monde les plus touchées ?

Kansas, entre pétrole et agriculture intensive, aucun signe de développement durable

La pollution, ce n’est pas seulement dans les pays en développement ! Certes, ces pays ont inconditionnellement un problème de pollution généralisée des sols, de l’air et de l’eau.
Mais les pays occidentaux ont un réel problème, avec la gestion de la quantité massive de déchets . J’ai été aussi choqué par la pollution de la mer Baltique due aux rejets des industries chimiques et à l’agriculture intensive des pays environnants.

Malgré tout ça, quel est votre plus beau souvenir ?

La sensation que procurent les immenses espaces naturels. Et plus précisément, une baignade « à la Robinson Crusoe » dans une cascade naturelle en Colombie ! La nature est vraiment extraordinaire.

Et maintenant ?

Un planning de conférences annoncé début décembre 2011 et l’écriture d’un ouvrage sont prévus pour partager cette expérience. J’ai trouvé en Amérique Latine les projets les plus intéressants, et on devrait se rapprocher de ces pays pour faire évoluer notre vision de l’éthique. Ces pays vivent déjà les impacts du changement climatique et les discours de compensation de CO2 ne sont pas crédibles.
J’espère parvenir à faire comprendre les différentes définitions du développement durable et à réduire les visions antagonistes, par exemple pour faciliter les accords sur le climat.
Tout est question de points de vue.

Pour information, Marc Muller rejoint l’OFEN (Office fédéral de l’énergie) en octobre, pour contribuer à des projets de compensation de CO2 et d’énergies renouvelables.

En complément de cet article et en images, un très beau reportage du quotidien Le
Temps.

L’interview récente de Marc Muller dans la magnifique émission « Coup de pouce pour la planète » de TV5Monde.

Retrouvez également Marc Muller sur la page Facebook du projet Icare.

Remerciements pour l’usage des photos du projet Icare.

 

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LES INNOVATIONS SOLAIRES LES PLUS FOLLES

Depuis la découverte de la conversion de la lumière en électricité (appelé effet photovoltaïque) par Antoine Becquerel en 1839, il a fallu attendre près d’un siècle pour que chercheurs et scientifiques s’intéressent à ce phénomène physique et commence à l’exploiter. C’est réellement depuis le premier choc pétrolier en 1973 que l’intérêt pour le solaire s’est accéléré dans ses utilisations courantes. Désormais les projets et les innovations se multiplient.
Prenons un peu de hauteur sur les innovations, visions, voire les rêves que suscite l’énergie solaire au delà des techniques actuelles.

Source de la photo : Tour expérimentale de Manzanares en Espagne (1982)

 

 

LE SOLAIRE S’ERIGE EN CHEMINEE

Il s’agit de centrale à cheminée solaire aérothermique.
Ce type de cheminée de béton et d’acier pourrait atteindre 1.5 kilomètre de hauteur et produirait de l’électricité à partir du courant d’air ascendant, grâce à l’écart de température entre sa base (70C°) et son sommet (20C°). La cheminée serait entourée d’une « jupe » de 7 km de diamètre sous laquelle la température monterait grâce à l’effet de serre. Le courant d’air provoqué par la différence de température entrainerait des turbines génératrices d’électricité.

Ce type de centrale pourrait atteindre une puissance de 400MW, soit près de 4 fois plus que les plus grandes centrales photovoltaïques actuelles, pour alimenter plus de 300’000 foyers !
Un premier prototype espagnol a été érigé sur 200 mètres de haut en 1982. Certains penseront qu’une cheminée de 1000 voire 1500 mètres de haut est un pur délire. Cependant plusieurs projets pharaoniques sont à l’étude en Arizona aux Etats Unis et en Namibie.
Il est vrai que les défis de ce type de centrale sont nombreux :

  • Réalité des rendements
  • Coûts de construction
  • Impact sur le paysage

Tours imaginées par ©sybarite

 

 

LE SOLAIRE DE PLUS EN PLUS MINCE

Vous avez peut-être entendu parler ou vu des films de protection solaires sur des vitres pour réduire les rayons solaires à la place de stores de protection. Ce n’est pas de cela qu’il s’agit ici.Il s’agit d’un film solaire photovoltaïque transparent et souple qui serait posé sur de très grandes surfaces (plusieurs km2) comme les murs, fenêtres, toitures des bâtiments et même les trottoirs. Imaginez une ville nouvelle rayonnante de film solaire ! L’effet serait-il aveuglant ? Source de la photo.

Les innovations vont bon train dans ce domaine surtout depuis 2003.

Ce sont des films solaires en couches minces photosensibles de quelques microns d’épaisseur, fabriqués en rouleau ou appliqués en spray directement sur les surfaces vitrées. Ces films sensibilisés par des polymères de surface libèrent des électrons sous l’effet des photons de la lumière et produisent un courant électrique entre deux films d’électrodes souples et transparentes.
Cette technologie présente bien des avantages :

  • des coûts de production faibles
  • l’absence de composants nocifs
  • la consommation d’électricité sur le lieu de production par les usagers du bâtiment

Cependant les rendements ne rivalisent pas encore avec ceux du silicium et la durée de vie des installations est plus courte.

Aux Etats Unis et en France, plusieurs entreprises se sont lancées dans la course à la conception de films pour grandes surfaces de plus de 10km2 en s’appuyant sur les innovations de leaders mondiaux comme Dupont (dont le labo R&D PV est situé à Meyrin prés de Genève)! Ces technologies sont annoncées en prototype et à l’échelle industrielle vers 2014. Source de la photo.

Source : photo Power plastic de Konarka

Source : Photo sur futura.sciences.com

 

 

LE SOLAIRE VU DU CIEL

Le solaire spatial, la source ultime d’énergie propre ? Regarder vers les étoiles pour faire face à la question du prix de l’énergie? Mais comment cela fonctionnerait-il ?

Le principe est d’aller chercher le soleil là où il brille en permanence : dans l’espace !  Produire de gigantesques quantités d’énergie dans l’espace et les rapatrier à la surface de la Terre aux endroits qui en ont besoin, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit.

L’idée fascine depuis les années 70 et c’est à l’échelle de pays voire de consortiums que la recherche avance : Japon, Etats Unis, la division spatiale d’EADS (Europe). La difficulté principale actuelle, c’est le rapatriement de l’énergie sur Terre.
Deux solutions techniques sont envisagées :

  1. Des satellites équipés de panneaux photovoltaïques seraient regroupés par centaines en réseau pour envoyer un rayon infrarouge vers des capteurs photovoltaïques d’environ 100m2 sur Terre. Mais ce rayon laser traverse mal les nuages.
  2. Une centrale solaire spatiale construite sur place produirait l’électricité et l’enverrait sur Terre par micro-ondes. Il serait alors nécessaire de construire sur Terre une énorme antenne de 1km sur une surface de réception de 1km2 pour réceptionner ces ondes.

Une vue d'artiste de la construction d'une station spatiale solaire en orbite géostationnaire. © John Olson. futura.sciences.com.

Vous l’avez compris, le solaire spatial exige d’énormes moyens et une grande autonomie de fonctionnement pour que les coûts de telles installations assurent un prix au kWh compétitif. Y croyez-vous pour le 21ème siècle ?

 

 

 

 

Si vous aviez à voter pour l’une des 3 innovations, laquelle choisiriez-vous ?

N°1 : la cheminée solaire
N°2 : le film solaire
N°3 : le solaire spatial

 

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LE SOLAIRE, PETIT TOUR D’HORIZON DES TECHNIQUES POUR PRODUIRE DE L’ELECTRICITE

Image extraite de la video de Swiss info sur Michael Grätzel

En ce moment, l’énergie solaire regagne des galons surtout dans son potentiel de génération d’électricité. Ici, l’intention est de faire un bref tour d’horizon des différentes techniques qui produisent de l’électricité grâce au soleil :

  • La technique la plus connue : la technique photovoltaïque (PV),
  • La technique montante : le solaire thermique concentré (Concentrated Solar Power ou CSP en anglais),
  • La technique la plus révolutionnaire et prometteuse : la cellule solaire à colorant « Grätzel », du nom de son inventeur

Comment ça marche, quels en sont les usages et les rendements ?

LE SOLAIRE PV, LA STAR

Parc solaire EPFL- source photo Solstis

Tout le monde a entendu parler et peut-être vu un panneau solaire rigide sur le toit d’un bâtiment …et pourquoi pas sur ceux de l’EPFL ! Les panneaux solaires souples, on en voit moins pour l’instant, quoiqu’avec les gadgets de recharge solaire, on se doute que cela doit exister.
Le panneau photovoltaïque (PV) est composé de matériaux qui dégagent des électrons au contact des rayons du soleil. C’est une manière directe de produire de l’électricité qui peut être utilisée directement dans le réseau de distribution pour alimenter nos besoins quotidiens. Cette énergie variable se stocke difficilement et se crée en journée.

Les installations de panneaux solaires sont à la portée des grands industriels (grands parcs solaires de plusieurs MW de puissance installée) et aussi de tout un chacun, entreprises ou particuliers.

Un peu de technique pour mieux comprendre :

Le silicium est la matière organique de base qui compose les cellules solaires, elles-mêmes assemblées en modules puis en systèmes sur panneaux. Les panneaux solaires captent les photons, particules de lumière porteuses de l’énergie. Les photons provoquent une différence de potentiel électrique entre les deux couches de silicium semi-conductrices du panneau. C’est ce qui génère le courant électrique dit « continu », qu’il faut ensuite rendre « alternatif » avant de l’injecter dans le réseau.

Trois grands types de technologies s’affrontent sur le marché du solaire PV :

  • Le silicium cristallin en épaisseur supérieure à 1 µm: il représente le gros des installations et fait l’objet d’une concurrence féroce entre les fabricants chinois, américains, allemands et espagnols. Les inconvénients majeurs de ces panneaux sont leur coût de fabrication et leur poids. Les toitures doivent être parfois renforcées. L’entreprise Oerlikon Solar parvient à tirer son épingle du jeu mondial sur cette technologie.
  • Panneaux Flexcell-source Technology By Bilan

    Le silicium amorphe en couches minces : Les coûts élevés des tranches de silicium cristallin ont encouragé l’industrie à rechercher des matières premières moins onéreuses pour la fabrication de cellules solaires. Le silicium amorphe ou les polycristallins (ex. tellurure de cadmium, cuivre indium) sont les matériaux les plus répandus. Ils captent tous très bien la lumière et peuvent être déposés sur de larges surfaces. La couche semi-conductrice en film mince peut être posée sur du verre enduit, de l’acier inoxydable ou des substrats plastiques. L’avantage est de présenter souplesse et légèreté. L’entreprise Flexcell à Neuchatel innove dans ce domaine.

  • Les nouvelles technologies combinant les deux premières : Silicium cristallin et couches minces, silicium amorphe et micro-cristallin.

Le solaire PV est considéré comme une énergie à très fort potentiel pour l’avenir du mix énergétique.

Tableau extrait de l'étude WWF sur les énergies

Source : rapport WWF

LES DEFIS DU SOLAIRE PV

  • La grande bataille technique tourne autour du rendement des cellules solaires et de la productivité des équipements de production des panneaux solaires. Le facteur du poids des panneaux génère des axes de recherche et développement dans les plus grands labos mondiaux comme par exemple celui de Dupont à Meyrin près de Genève. Actuellement le rendement maximum atteint 21%. Le chiffre de 30% est annoncé. Ce point est essentiel à la baisse du coût final du kWh que l’on consomme. En Suisse, le solaire PV représente 18% des innovations brevetées parmi les technologies de production d’énergie. Voir le Swiss cleantechs report 2011.
  • La taille des installations : les méga parcs solaires commencent à rivaliser en taille et surtout en puissance installée avec les centrales à gaz ou charbon. Ils s’approchent des 100 MW actuellement et certains projets dans les déserts marocains ou californiens annoncent 500 MW. La Chine vient d’officialiser un projet de 2000 MW, le double de puissance d’une centrale nucléaire !
    Pour comparaison, le parc de moncarrésolaire vise une puissance installée de 2 MW pour 15’000 m2 de panneaux. Imaginez donc la surface nécessaire pour du 2’000 MW. Je vous laisse compter les km2 !
  • C.Baillif-photo extraite de Technology By Bilan

    La gestion du réseau : Christophe Baillif, directeur du PV-Lab de l’EPFL préconise : « Au delà de 10% de courant d’origine solaire dans le réseau électrique, il est nécessaire d’avoir un système intelligent qui module l’offre et la demande, tout en combinant les différentes sources d’énergies ». C’est le rôle du GRD (Gestionnaire du Réseau de Distribution) comme par exemple celui qu’assure Romande Energie. Source : Technology By Bilan Avril 2011

LE SOLAIRE THERMIQUE CONCENTRE, PROMIS A UN BEL AVENIR

Cette technique est génératrice d’électricité et présente les avantages d’un meilleur rendement et de stockage de l’énergie sous forme de vapeur sous pression avant de la transformer en électricité.

Astucieux pour réguler la production en fonction de l’offre et de la demande et de régler le problème de l’alternance jour/nuit.

Parc solaire Gemasolar Espagne

Par contre, il s’agit d’énormes parcs solaires industriels situés dans des zones arides ou semi-arides bénéficiant d’un soleil direct dans un ciel complètement clair. Donc il n’est pas question d’installer une telle tour et ses miroirs dans votre jardin ! Source : Torresol Energy

 

Comment ça marche ?
Des miroirs reflètent la lumière du soleil vers une tour centrale, à l’intérieur de laquelle une cuve d’un fluide spécial (sels) est chauffée à plus de 500C°. La chaleur est transférée à l’eau pour produire de la vapeur sous pression et la « turbiner » pour produire de l’électricité.

LA CELLULE SOLAIRE À COLORANT, UNE REVOLUTION EN COURS

Photo extraite de l'article de Bilan No.20 - 18.11.2009

Prof. Michael Grätzel, chimiste à l’EPFL a consacré déjà 30 ans de sa vie à développer la cellule solaire à colorant. Inspiré par l’observation des fonctionnements de la nature et interpellé dès le 1er choc pétrolier de 1973, ce chercheur hors pair fait le pari visionnaire du solaire dès cette époque.

Comment fonctionne cette technique ? Plus besoin de silicium.

Les cellules en nano- couches sont sensibilisées à un colorant et imitent le phénomène naturel de la photosynthèse à partir des couleurs du spectre lumineux.

Au lieu de produire directement des charges électriques à partir de cellules solaires photo-sensibilisées traditionnelles, les cellules Grätzel réagissent à l’incidence de la lumière et transmettent cette énergie avant qu’elle ne soit transformée en électricité.  La nature a inspiré cette transmission d’énergie indirecte dont le principe augmente considérablement le rendement des cellules solaires.

Les cellules peuvent produire de l’électricité dans un milieu à faible luminosité comme par exemple à l’intérieur d’un bâtiment. Elles pourraient s’avérer idéales pour des applications comme l’éclairage.

Le défi est désormais de faire évoluer la technologie de l’état de recherche et de prototype en applications à l’échelle industrielle.

Pour en savoir plus sur le prix du Millenium Technology remis au Prof. Grätzel en juin 2010 et redécouvrir une vidéo très conviviale sur l’histoire de la cellule solaire Grätzel.

VOTRE AVIS EST IMPORTANT!

Cet article est-il trop technique ou trop simplifié ?

Merci de donner votre avis pour que l’on puisse adapter les contenus futurs !

Sources d’informations :

Bilan 30.3.2011, « Pourquoi la Suisse doit s’engager dans l’économie verte ? »

Magazine technology By Bilan: http://www.cleantech-alps.com/multimedia/docs/2011/05/Technology-by-Bilan_Cleantechs.pdf

Magazine Sciences et Vie de juin 2011.

 

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LE SOLAIRE, UNE ENERGIE GAGNANT SES LETTRES DE NOBLESSE EN SUISSE

Crédit photo à Solstis

Comment l’énergie solaire se place-t-elle dans l’avenir énergétique suisse ? Quelles différences entre mix énergétique et mix électrique ? Autant de points qu’il est bon de comprendre au moment où le solaire, entre autres énergies renouvelables, connaît une relance certaine.

MIX ENERGETIQUE ET
MIX ELECTRIQUE

Ce sont les résultats de la 1ère enquête d’opinion nationale suisse (publiée le 13 avril 2011) qui nous révèlent les opinions sur l’efficacité et la popularité des mesures et concepts en vigueur sur tous les thèmes de l’environnement dont celui des énergies (Mix énergétique, mix électrique, Rétribution à Prix Coûtant, offres de courant vert…).

Présentée par le Professeur Dr Rolf Wüstenhagen, directeur de l’Institut économie et environnement de l’Université de Saint-Gall, cette enquête auprès de milieux politiques et économiques révèle deux éléments clés sur l’avenir énergétique de la Suisse:

Le mix énergétique:

Il s’agit de l’ensemble des sources d’énergies primaires utilisées pour nous éclairer, nous chauffer, nous transporter et fabriquer nos biens de consommation. Actuellement, en Suisse, seuls 15% de ces énergies sont renouvelables. La perspective est de passer à 55% en 2050 (contributions majeures à venir de l’évolution des chauffages et des transports).

Le mix électrique:

Il s’agit de l’ensemble des énergies utilisées pour produire de l’électricité. Actuellement, 42% proviennent d’énergies fossiles dont 39% du nucléaire et 58% d’énergies renouvelables dont 55% de l’hydraulique. Selon cette enquête, l’objectif serait de réduire l’atome à 27% en 2030 et 17% en 2050 et d’augmenter la proportion des renouvelables à 70% en 2030 pour atteindre 81% en 2050. Or ces proportions d’ici 2030 et 2050 devraient désormais changer suite à la décision du conseil fédéral suisse le 25 mai, d’abandonner progressivement le nucléaire. Les centrales devraient fermer au fur et à mesure de l’atteinte de la fin de leur durée de vie (50 ans), la dernière étant Leibstadt en 2034.

QUELLE PLACE POUR LE SOLAIRE ?

Le solaire photovoltaïque (utilisé pour générer directement de l’électricité et qui fait partie d’une des techniques solaires appartenant à la famille appelée dans le jargon des initiés « Solaire direct ») n’intervient que pour 1% en Suisse actuellement.

L ‘enquête annonce un développement du solaire qui prendrait une part de 5% en 2030 et 10% d’ici 2050. Au moment où les prix d’accès à la technologie diminuent, cette part est-elle suffisante dans le mix électrique suisse ?

Ce n’est pas l’avis de Swisssolar, l’association suisse des professionnels de l’énergie solaire, qui propose de déplafonner la RPC (Rétribution au Prix coûtant de l’électricité issue d’énergies renouvelables) et d’augmenter le pot actuel de CHF 320 millions dont 10% uniquement va au solaire. Ceci encouragerait le développement des projets solaires encore plus, même si c’est déjà le cas depuis 3 mois. Certains n’attendent pas.

Alors rêve ou réalité?

Image extraite du rapport d'enquête p.18

Sources complémentaires d’informations :

  • Blog d’in-fuseon du 9 mai 2011 : « En Suisse, l’énergie solaire à 10 ou 20% des besoins en 2050 ? » http://goo.gl/T5jh4
  • Le Matin.ch du 14 avril 2011 : « D’ici à 2025, l’énergie solaire peut couvrir 20% des besoins en Suisse » http://goo.gl/4LKOR

 

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